Félix Thiollier et le Forez
pittoresque et monumental

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Promenades avec Marguerite Fournier :

Le Verdier
(1 p.)

Le Volcan
(1 p.)

Bernigo
(1 p.)

Le château de la Tuilière
(1 p.)

La seigneurie de La Guilanche
(1 p.)

La croix des Argnats
(1 p.)

Le castel de Vauberet
(2 p.)

Le passé de Pierre-à-Chaux
(1 p.)

La Selle de saint Martin
(1 p.)

Le joli chemin des Meuniers
(1 p.)

Le ruisseau des Espagnols
(1 p.)

Une culture perdue : le mûrier,
quand les magnanarelles chantaient...
(1 p.)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Conception : David Barou
textes et documentation : Joseph Barou
questions, remarques ou suggestions :
s'adresser :
   



La Tuilière
dessin de Gaston Jourda de Vaux,
Emile Salomon, Les châteaux historiques du Forez

En suivant la vallée du Vizézy :

Le château
de la Tuilière

par Marguerite Fournier-Néel

Tout de blanc vêtu et d'ardoises coiffé, le château de la Tuilière (ou Tulière) apparaît à l'horizon à chaque tournant de la route Nouvelle formant, en quelque sorte, la toile de fond de son merveilleux décor.

C'est ainsi que, montant de Montbrison ou descendant de Saint-Bonnet-le-Courreau, on le voit insensiblement rapetisser ou grandir suivant le sens de la marche.

On le prendrait, en été, pour le château de la Belle au Bois Dormant, alors que seuls les créneaux de la tourelle et le faite de la toiture émergent de l'océan de verdure où il se noie. Il met de la poésie dans le paysage et du rêve dans l'espace.

Des hauteurs avoisinantes et, en particulier du "Puy des Saints" on a un magnifique coup d'œil d'ensemble sur cette élégante construction entourée d'une terrasse à la majestueuse ordonnance.

Pourtant, au dire des archéologues, le château de la Tuilière avait, il y a seulement cent ans, une plus fière allure sans sa coiffure d'ardoise et sa robe blanche. C'était le vrai château féodal aux murailles sombres et crénelées, construit comme un nid d'aigle sur un rocher à pic d'où ses seigneurs et maîtres découvraient toute la plaine du Forez.

Nous ne connaissons pas les premiers propriétaires de la Tuilière ni l'époque à laquelle elle fut érigée en fief. Nous savons seulement que ce fief était possédé à la fin du XVIe siècle par Guillaume Rival président du bailliage du Forez en 1611, qui devint plus tard seigneur de Vauberet par son mariage avec la veuve de Pierre Petit, Catherine Paparin, puis seigneur du Soleillant par une autre union avec Ennemonde Courtois d'Arcollières.

Après Guillaume, les possesseurs de la Tuilière qui en portèrent le nom furent Claude Rival (1678), Antoine, écuyer capitaine au régiment d'Auvergne (1745), Marie-Madeleine de la Tuilière, épouse de Louis de Serres, écuyer, mort en 1770, avec lequel elle fut inhumée en 1774 au tombeau de la famille Rival, dans la chapelle Saint-Georges de la collégiale Notre-Dame de Montbrison.

Vers 1800, la terre de la Tuilière appartenait aux Staron de l'Argentière. Elle devint ensuite la propriété de M. Amaury de la Plagne puis celle de M. Campagne dont les enfants, M. et Mme Genin, sont les occupants actuels du château [1982].

Tel qu'il est le château de la Tuilière couronne harmonieusement un monticule escarpé et est une des plus jolies parures de la route Nouvelle.

Marguerite Fournier-Néel

[Village de Forez n°9, juillet 1982]

 

Notes historiques

Emile Salomon, Les châteaux historiques du Forez