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Travail du fer
bas-relief gallo-romain
(musée de Sens)

 

 

Atelier de grosse mécanique

Bureau d'études

Concasseur construit par Chavanne-Brun Frères,
usine de Montbrison

Machine à imprimer les journaux

Réducteur de vitesse
de 3200 HP

Finisseur à sept cages
d'un train à bandes à chaud
de 2 000 mm

Constructeur SECIM -
cage quarto dégrossisseuse

d'un train à bandes à chaud de 2 000 mm

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Conception : David Barou
gestion du site : Joseph Barou
questions, remarques
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Chavanne-Brun Frères, usine de Montbrison,
vue générale, façade sud (années 50)

 

Chavanne-Brun

la grande usine de Savigneux-Montbrison

Notes de lecture

Regards sur le passé :Chavanne-Brun
(1857-1963)

de Maurice Bayle


C'était "l'usine" de Montbrison !

Pendant longtemps, pour les Montbrisonnais, Chavanne-Brun a été "l'usine", la grande, la vraie. Les grands bâtiments construits de 1916 à 1918 aux confins de Savigneux et de Montbrison ramenaient au rang d'ateliers toutes les autres entreprises de la ville.

Et puis il y a les "cités Chavanne", au faubourg de la Madeleine, un quartier de Montbrison qui était bien typé… Heureux et fier celui qui travaillait chez Chavanne ! Et souvent le fils succédait au père. Bref, Chavanne est presque devenu une légende.

Ceux qui se souviennent de l'entreprise d'autrefois sont de moins en moins nombreux. Le temps a passé. Aujourd'hui il reste la CLECIM héritière mais bien différente de l'usine d'antan. Maurice Bayle, dans Regards sur le passé de Chavanne-Brun (1857-1963), un équipementier industriel, ravive notre mémoire.

"La boîte", il la connaît bien pour, durant sa vie presque entière, avoir pris chaque jour le chemin de son bureau d'études. Et puis son père n'était-il pas déjà mouleur dans la même entreprise ?


Un travail de Titans

L'histoire qu'il nous raconte simplement est étonnante. Plusieurs centaines de personnes circulaient dans les halles immenses. Là, grâce aux amours du fer et du feu, un travail de titans s'accomplissait avec des machines gigantesques afin d'engendrer des pièces souvent colossales. L'atelier de fonderie réalisait les pièces de fonte équipant les laminoirs, celui de mécanique et chaudronnerie assurait l'usinage des pièces d'acier et de bronze, effectuait les montages. Tout cela réalisé non par des demi-dieux mais par de bonnes gens, ouvriers ordinaires qui, ensuite, pour se reposer, cultivaient paisiblement leur jardinet des Cités.

L'ouvrage de Maurice Bayle est documenté, précis à la virgule près, calibré pourrait-on dire. De nombreux documents, schémas, plans, photos étayent le propos. Même le style est rigoureux. Le lecteur devine aisément à travers tous ces renseignements techniques que rien ne devait être fait "à peu près" mais absolument dans les normes. Pour les salariés de l'entreprise Chavanne, le souci de "la belle ouvrage" allait de pair avec une légitime fierté : Ce laminoir est notre oeuvre ! Et aussi cette tourelle de cuirassé !

Une aciérie dans la cordillère des Andes

Orgueil justifié ! Car il y a quelque chose de l'épopée dans certaines réalisations. Maurice Bayle raconte :


Le premier marché à l'exportation conclu par les constructeurs français - avec le concours de l'entreprise Chavanne devenue SECIM - a été la création d'un complexe sidérurgique en Colombie, à Paz-de-Rio, à 2 600 m d'altitude dans la cordillère des Andes, dans des conditions extrêmement difficiles.
Il s'agissait d'un véritable défi. Le travail fut mené à bien…


L'écrivain Michel Droit ne s'y est d'ailleurs pas trompé. Il a consacré un chapitre entier de son livre Visas pour l'Amérique du Sud publié en 1956 à cette fameuse "Aciérie des Andes".

Mais l'auteur a simplement cité ces pages en annexe de son ouvrage trouvant sans doute l'éloge trop grand. Seul pour lui compte le travail bien fait, quel qu'il soit. Et il a bien raison.

J. Barou

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1916 : la presse locale annonce

l'installation prochaine de Chavanne à Montbrison

(Le Montbrisonnais du 30 décembre 1916)

L'usine Chavanne-Brun en cours de construction
(carte postale fonds Fayard, Montbrison)

Pour en savoir plus

sur Chavanne-Brun

En ligne :

de Maurice Bayle,

Chavanne-Brun
(1857-1963)
(format pdf, 3 p.)

Regards sur le passé :
Chavanne-Brun (1857-1963)
(format pdf, 96 p.)

Publication de Village de Forez :

Maurice Bayle, Regards sur le passé, Chavanne-Brun (1857-1963), équimentier sidérurgique français, disponible au :

Centre Social de Montbrison
13, place Pasteur
42600 Montbrison
tél. 04 77 96 09 43

centresocial.montbrison@laposte.net


 

Album



Comité d'entreprise des Etablissements Chavanne-Brun
sur la scène de la salle des fête de Montbrison
pour l'arbre de Noël des enfants du personnel
(cliché de Marguerite Fourniel-Néel
pour la Dépêche du 30 décembre 1963, archives de la Diana)

Au premier rang de gauche à droite les délégués CGT : BLANC FRERY RICHARD
Au deuxième rang 3 délégués CGT de Blanc-Misseron,
société du Nord (fabricant de cylindres)
qui venait d'être absorbée par Chavanne-Brun et "Boule" DUPUY, de la CFTC.
(renseignements fournis par Nicolas Tziganok)