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Bulletin paroissial
de Notre-Dame-d'Espérance
de Montbrison

du samedi 24 mai 1913

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David Barou
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mis à jour le 29 décembre 2013

 

 

 

 




Un reposoir dans la rue Tupinerie

 

Le temps des grandes processions
de Fête-Dieu à Montbrison

 

A Montbrison, cité qui depuis le Concordat de 1801 est partagée en deux paroisses, deux processions de Fête-Dieu rassemblaient traditionnellement les paroissiens de Notre-Dame et de Saint-Pierre. La première le jour de la fête et la seconde le dimanche suivant. Ainsi chacun des curés avait, à son tour, la place d'honneur.


Sous la présidence de Son Eminence
le cardinal-archevêque de Lyon


Les cérémonies du 25 juin 1843, jour de la "seconde procession de Fête-Dieu" déploient tout leur faste car elles sont - et c'est très exceptionnel - présidées par Son Eminence le cardinal-archevêque de Lyon, Monseigneur de Bonald.

Les façades sont tendues de draps blancs que les bonnes familles réservent à ce seul usage. Des arcs de triomphe de feuillage enjambent les rues. Outre le clergé des paroisses avec des cohortes d'enfants de chœur, tout le petit séminaire avec ses prêtres et collégiens est sur les rangs. Habits chamarrés des suisses portant cannes et hallebardes, soutanes et soutanelles rouges, surplis de dentelle, flambeaux, encensoirs… un déploiement de couleurs…

Sous le dais de velours orné de quatre plumeaux blancs le prélat porte le Saint-Sacrement dans un soleil d'or. Il avance à petits pas sur un tapis de pétales de rose. Sa lourde chape brodée d'or scintille de mille feux. Tout autour flotte un léger nuage d'encens…

Tout le petit peuple écolier

Une belle place est réservée aux enfants des écoles, déjà nombreux à Montbrison. Ecoutons le chroniqueur du Journal de Montbrison :

"En tête de la colonne du centre, marchaient, habillées et voilées de blanc, les jeunes élèves des dames Saint?Charles ; venait ensuite leur pensionnat et les différents pensionnats de demoiselles, toutes aussi en robes et voiles blancs ; et enfin, toujours dans le même costume, les jeunes personnes de la congrégation, chantant des cantiques. L'aile de droite se composait des petits orphelins de la Providence et celle de gauche des petites filles de la Charité, les uns et les autres vêtus d'étoffes couleur bleu de ciel...

Venaient ensuite les nombreux enfants des écoles de la Doctrine Chrétienne, sous la conduite de leurs vénérables et pieux instituteurs. Cinquante de ces jeunes enfants formaient au centre un petit bataillon carré, marchant en mesure, chantant des cantiques dont les beaux airs, se mariant dans le lointain à ceux du chœur des jeunes filles, produisaient le plus magique effet..."
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La ville entière

Suivent les diverses congrégations et confréries, chacune sous leur bannière. Le corps des sapeurs-pompiers de la ville prête son concours pour rehausser l'éclat du défilé. Puis arrivent les gens ordinaires, en foule, hommes et femmes dûment séparés.
De reposoir en reposoir, la ville entière, - les deux paroisses confondues -, chemine en faisant escorte à un prince de l'Eglise qui a bien voulu visiter son peuple fidèle. Enfin dans l'église illuminée et odorante se déroulent tous les fastes de l'antique liturgie lyonnaise.

Joseph Barou


Prosternation rue du Palais-de-justice


Reposoir à l'entrée du tribunal de Montbrison
(début du XXe siècle, archives de la Diana)

L'Harmonie montbrisonnaise participant à la procession de fête-Dieu
( archives de la Diana)

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