Nous
étions à la machine, au Mont. Et le "brekïn"
[le
bouc, nom donné à la botteleuse] ne voulait plus
"brekiner", ça ne marchait plus. Et cette année[-là],
c'était une batteuse de Lévêque mais le
tracteur je crois qu'il était de Saint-Ivan (?), de Saint-Etienne-le-Mollard
et ceux qui le menaient étaient de cette commune [ce
pays].
Et
nous, nous avions le téléphone. J'en parle d'ailleurs
ici. Alors, il alla téléphoner. Où faut-il
téléphoner ? On lui dit :
-
Tu n'as qu'à monter au village en haut, tu suis les fils,
tu trouveras bien.
Et
puis le temps passait, le temps passait. Personne ne revenait.
Pas plus Fayard - c'était Fayard qui réparait les
machines chez Lévêqueou Marcel, je ne me rappelle
plus lequel c'était, mais c'était Lévêque,
je ne me rappelle plus si c'était encore Fayard.... Mais
personne ne revenait. Et mais nous disions :
Qu'est-ce qu'il fait ? Qu'est-ce qu'ils font ?
Et
pendant ce temps nous ne faisions rien.
Et
puis, ça dura bien... Nous avons cassé la croûte
à quatre heures, quoi, en l'attendant. Et puis nous l'avons
vu qui revenait, mais c'était déjà tard.
Nous avons dit :
-
Où il est passé ?
- Mais j'étais au téléphone.
- Mais où ?
Il
était monté au bourg d'Essertines. Au lieu de suivre
les fils jusqu'à Malleray, il avait continué jusqu'à
Essertines. Alors on pouvait bien toujours attendre...

Battage à la machine, avant 1940, en Forez
Ici, il y a une locomobile et non un tracteur.
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